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Les ministres de la Justice des 68 Etats membres et observateurs de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) se sont réunis à Paris les 13 et 14 février 2008, à l'invitation de Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie et de Rachida Dati, Garde des Sceaux, ministre de la Justice.

Organisée conjointement par l'OIF et la France, la IVème conférence des ministres francophones de la Justice s'est ouverte le 13 février 2008 au Palais d'Orsay par Rachida Dati et Abdou Diouf, en présence de Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères et européennes et de Jean-Marie Bockel, Secrétaire d'Etat chargé de la coopération et de la Francophonie.

La Conférence s'est articulée autour de 2 thèmes :

- Le développement de la Justice pour renforcer les capacités institutionnelles de l'Etat et prévenir sa fragilisation;

- Le droit et la régulation de l'économie dans l'espace francophone.

Inscrits dans le projet commun d'exercer une justice indépendante et de qualité permettant de favoriser le développement économique et de renforcer l'Etat de droit, les travaux des 60 ministres se sont articulés autour d'objectifs concrets :

- mutualiser les moyens dont disposent les différents pays de la Francophonie et renforcer les appareils judiciaires;

- faire de la Justice un atout pour favoriser le développement économique;

- doter la Francophonie des outils nécessaires pour devenir un véritable moteur;

A l'issue des travaux, la « Déclaration de Paris », feuille de route pour les actions de l'OIF, a été adoptée par la Conférence. La Déclaration invite l'OIF à "s'appuyer sur dans le déploiement des actions évoquées sur les nouvelles technologies de l'information et de la communication et mettre à profit le savoir-faire et la capacité d'intervention de l'Université numérique juridique francophone pour apporter une aide à certains établissements qui le souhaiteraient" (pages 7 et 8 de la Déclaration de Paris).

S'inscrivant dans la continuité d'ambitions de la Francophonie, qu'il s'agisse de la consolidation de la démocratie, de la protection des droits de l'homme ou de l'accès à une justice indépendante et impartiale, la Déclaration de Paris montre que la francophonie est une véritable « communauté d'action ».

"La Déclaration de Paris marquera durablement nos actions. Nous veillerons à une programmation rigoureuse des engagements pris" a conclut La Garde des sceaux, Rachida Dati.

Le Secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, est revenu sur la nécessaire coordination et complémentarité des actions. «Les tâches à accomplir sont considérables, difficiles et urgentes. La voie est clairement tracée pour l'Organisation internationale de la Francophonie».




Informations complémentaires

ZOOM sur L'Organisation internationale de la Francophonie :

L'OIF compte 55 Etats membres et 13 pays observateurs, représentant les différentes régions du monde : le continent africain (Cameroun, Centrafrique, Guinée, Bénin, Madagascar, Congo, Maroc, Egypte...), l'Europe (France, Pologne, Slovénie, Bulgarie, Ukraine, Belgique...), l'Asie Pacifique (Vietnam, Arménie, Cambodge...) et la région Amérique-Caraïbes (Haïti, Canada, Sainte Lucie...). Présente sur les cinq continents, l'OIF regroupe plus du tiers des Etats membres des Nations Unies.

L'OIF mène une action politique en faveur de la paix, de la démocratie et des droits de l'Homme. Elle met en œuvre des actions de coopération multilatérale, selon une programmation quadriennale conformément aux grandes missions tracées par le Sommet de la Francophonie.